Comment je suis venue à l’alimentation vivante…

Ruse #9 : L’alimentation vivante pour sortir de la rouille quotidienne

 

Comme vous êtes nombreux.ses à me poser ces questions pendant les ateliers, je me suis dit que ça serait un sujet intéressant à développer par ici… Comment j’en suis venue à l’alimentation vivante ?

 


 

J’avais de bonnes bases, l’habitude de manger bio depuis petite, jamais été fan de viande rouge, un jardin où je grimpais et montais chercher des pommes ou des figues, soignée à l’homéopathie, et comme j’aime bien le dire, je suis quasiment née avec une cuillère de sarrasin dans la bouche, alors qu’on le redécouvre seulement aujourd’hui. Je ne vous parle de mon histoire alimentaire, pas du reste, même si ça influe sur notre santé, ça n’est pas le sujet. Bref, je me rends compte maintenant que ça n’était pas le cas de tout le monde, j’ai eu de la chance. Mais j’étais aussi une grosse amatrice (démente même !) de pain et de produits laitiers, je mangeais du fromage en cachette (surtout la croûte), des tartines de pain beurré à gogo, des litres de laits… Je mangeais beaucoup, j’étais très mince. Avec le recul, c’est le profil typique d’une déminéralisée : l’ado très mince à la peau blaaaanche, anxieuse et timide. Coucou c’est moi !

 

On avance un peu dans le temps. Un jour, mon père m’a parlé du régime sans gluten, ça devait être en 2011. On s’y est mis à deux, c’était plus facile contre le reste de la famille qui ne comprenait pas. Ça a changé sa vie, et la mienne aussi. J’ai perdu du poids, beaucoup moins de migraines, moins de ballonnements, quasiment plus de fatigue après les repas, moins d’hypoglycémies. Gourmande et cuisinière, je me suis habituée à utiliser les farines “sans”, les céréales “sans”, etc. À l’époque, je croyais avoir trouvé le Graal. Je savais aussi dans un coin de ma tête que bien souvent, les intolérants au gluten doivent aussi exclure les produits laitiers. Mais je refusais de m’y mettre, bien trop biberonnée aux opioïdes du fromage.

 

En 2013-14, je vivais seule à Angers, un petit budget, j’avais un panier de légumes hebdomadaire, mon marché bio, je me suis habituée à manger plus sain tout simplement car c’était le moins cher pour moi. Très peu de viande ou de fromage, donc. Et puis un beau jour d’avril 2014, l’amoureux est revenu d’un voyage en Espagne, en me disant qu’il était arrivé à saturation de la viande, qu’il avait constaté sa mauvaise qualité en trop grande quantité, avec cette image en tête des camions de poulets tristes sur les routes espagnoles. J’ai dit, ok, banco, on arrête !

 

Arrivée à Nantes, j’ai trouvé un petit boulot de vendeuse de pain (sans gluten !) sur les marchés. J’en mangeais des quantités, j’en rapportais des quantités. Je mangeais végétarien “standard” : beaucoup de céréales (sans glu, hein !), un peu de fromage, des légumes très cuits, un peu d’alcool pour arroser tout ça avec les amis, et puis des produits transformés de temps en temps. J’étais pas bien. Je me disais qu’avec tout ce que j’avais mis en place, je devrais être en meilleure forme ?!

 

Pourquoi j’étais fatiguée, sans énergie ? Frileuse ? Avec des sautes d’humeur ? Toujours à repousser les choses à faire ? Déshydratée au possible ? Insomniaque ? Des hypotensions ? Une peau hyper sensible (je mettais ça sur le dos de la génétique) ? Ultra constipée et souvent ballonnée ? Les cheveux ternes et tombants par liasse ? Les mains/pieds/nez/gelés ? Des maux de dos à ne plus pouvoir respirer au réveil ? Des problèmes ORL ? Une hypersensibilité générale ? Blasée voire dépressive ? Tous ces trucs “de vieux” : sciatique, lumbago ? Ou ces trucs de femme : fortes douleurs menstruelles, cystites, leucorrhées abondantes ? Tout simplement faible à 25 ans ?

 

Un beau jour de juin 2016, j’en avais ras le cul de tout ça, et bien installée dans mon canapé, je me suis mise à faire des recherches, et suis tombée sur l’interview d’Irène Grosjean par le Chou Brave. Troisième déclic de ma vie, mais cette fois, c’est le bon. Je comprends tout. Je démarre une frénésie de recherches, je me mets en cuisine avec les quelques livres dispos à ce moment-là, je me sens mieux, légère. Je comprends des tas de choses sur l’hygiénisme et comment faire une bonne transition grâce aux vidéos de Thierry Casasnovas, le fameux “gourou” (humour, il m’en faut plus pour être gourouisée) du cru. Je lis des livres sur l’hygiénisme, comme le génial Miracle de la Détoxination de Robert Morse, ou encore L’éloge du cru de Dominique Guyaux qui explique de belles choses sur l’instinct.

 

C’était logique, naturel, simple, il n’y avait pas autre chose. C’était le chemin de la santé. J’ai voulu faire une formation de naturo, mais je ne m’y retrouvais pas, car la naturopathie fait appel à beaucoup de thérapie externes, alors que l’hygiénisme considère que le corps, remis dans les bonnes conditions, possède les capacités à se régénérer tout seul. Je me suis autoformée en hygiénisme, via lecture, stages rencontres. En même temps la crusine m’apparaissait comme un excellent vecteur de ce message, en conservant le côté gourmand, on peut plus facilement s’adapter en société, convaincre, véhiculer le bonheur de l’alimentation vivante. Je me suis formée notamment dans une école américaine renommée, mais aussi avec Marie-Sophie L et Cilou de Crusine Académie, et bien sûr, dans ma cuisine en faisant des expériences.

 

Petite exclu : je voulais initialement ouvrir un restaurant cru, mais le budget ne suivait pas. Je donnais déjà des cours particuliers, les cours de cuisine m’ont paru tout naturels. Aujourd’hui, en le vivant, je ne pensais pas que ça me rendrait aussi heureuse.

 

Aujourd’hui, je me considère toujours en transition. À 90% cru, j’aspire à vivre d’amour et de fruits frais dans mon jardin forêt pornicais. J’ai aussi découvert depuis plein d’autres méthodes d’action, car comme je le répète souvent IL N’Y PAS PAS QUE L’ALIMENTATION, MAIS C’EST UN MOYEN FACILE À METTRE EN PLACE AU QUOTIDIEN, plus facile que de déménager, changer de boulot, etc. Pour commencer, faites des jus de légumes ! Des hectolitres de jus après (mais aussi de jeûne, lavements, douches froides, repos, sport, yoga, etc.), ma vie à radicalement changé. Ça n’a pas été facile tous les jours, mais c’est une histoire de volonté et de détermination.

 

Je me sens heureuse et apaisée au quotidien. En plus de tous les maux cités ci-dessus qui ont disparu, ce qui est déjà énorme, j’ai observé plein d’autres choses. J’ai une bien meilleure récupération sportive. Je résiste mieux au stress. Mon corps est bien plus léger, fluide, je n’ai plus cette sensation de “rouillée” ni de lourdeur. Je peux travailler des heures durant, sans manger, sans faire de pause, avec une clarté d’esprit et une énergie que je n’ai jamais connu. J’ai de bien meilleures odeurs corporelles, et j’attire moins les moustiques, si, si ! Mes dents sont solides, sans tarte ni caries. Je ressens une joie de vivre et une positivité à toute épreuve. Mon caractère change aussi : plus généreuse, plus(+) facile à vivre, plus(-) d’agressivité, des émotions tempérées…

 

Et le meilleur des cadeaux : je me connais. Non seulement j’ai appris à écouter mes sensations, à les identifier et à réagir en adéquation, mais j’ai aussi appris à me connaître comme Socrate le préconisait. Je sais qui je suis, où je veux aller, et quoiqu’il se passe, j’arriverais à m’adapter et à rebondir. Et ça n’est pas fini, j’ai encore du chemin à faire, quelle joie !

 

Loin de moi l’envie d’étaler ma vie, mais je ne peux pas parler d’une autre expérience que celle qui m’est propre, en toute logique. J’espère que mon témoignage vous aidera à vous poser des questions (et m’en poser, j’y réponds avec plaisir), à faire vos propres recherches, expériences, à changer quelques habitudes au quotidien… Ne culpabilisez pas. Faites de votre mieux chaque jour, et pensez qu’à chaque nouvelle seconde qui passe vous pouvez faire un choix, le choix de vous réinventer et de dire Oui à la vie (big up Jim Carrey) !

 

Bisous les cocos et à la prochaine !

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