Quand je décide de jeûner, mon témoignage

témoignage jeûne

 

Ruse #14 : Comment j’ai vécu le jeûne

 

L’été, c’est le moment le plus facile pour se mettre à jeûner. Souvent, on prend des vacances, et puis on a moins d’appétit, il y a le soleil, la chaleur, on est plus reposés… Je choisis souvent de jeûner l’été. Et vous, vous avez déjà jeûné ?

 


 

Mon premier jeûne volontaire, c’était en octobre 2016. Ça fait déjà un petit moment que ça me trainait dans la tête. Ma mère en avait fait un quelques mois plus tôt, je m’étais documentée déjà, j’étais convaincue. J’avais travaillé comme une dingue avec une personne à l’énergie contraire, j’étais vidée, j’avais décidé de me faire au moins 24h de jeûne. Je me suis isolée dans la maison de vacances familiale en Vendée, j’y suis restée au moins 26h sans manger, à l’eau et à la tisane. Et révélation. En arrivant, je sentais le rhume arriver, et à la fin du jeûne, il a enrayé le rhume, qui a duré à peine 4 jours, très léger, sans les douleurs et les difficultés respiratoires habituelles. Je n’ai plus jamais été “malade” depuis. Plus aucun rhume, rien. (Pas pour dire que c’est grâce à ce jeûne-là, mais j’ai mis en place plein de choses qui m’ont transformée).

Janvier 2017, j’ai entendu parler du jeûne intermittent par le biais d’une vidéo de Régénère où il parlait de son petit déjeuner, qui était en fait… rien, puisqu’il jeûne le matin. Ça m’a parlé, je m’y suis mise en un rien de temps, en repoussant l’heure du premier repas. Depuis le jeûne intermittent fait partie de ma vie au quotidien, je ne crois pas avoir avalé quoique ce soit depuis ce moment-là avant au moins 11h du matin. En général, je prends mon premier repas autour de 13-14h, mais il m’arrive souvent d’aller jusqu’à 16h, voire 19h. J’ai aussi pu expérimenter des journées de travail intenses (ateliers, prestations traiteur, etc.) sans manger avant parfois 21h. Ça m’a sauvée des tas de fois. Car en ayant mangé, j’aurais été ballonnée, fatiguée, mal à l’aise, etc.

Cette année, entre avril et juin, j’ai vécu 3 mois de période de travail très intense, donc assez stressante (même si j’adore ce que je fais), et je me suis rendue compte que je pouvais jeûner moins tard, je mangeais vers 12h-12h30. Comme dirait d’autres “trop de catabolisme, c’est trop de catabolisme“… Le jeûne reste un stress, une demande d’adaptation pour le corps, trop d’adaptation, c’est trop d’adaptation. Mais en période plus “normale”  de rythme de travail, je jeûne souvent jusqu’à 16h. À sec, sans eau. Oui, oui, on en reparlera en particulier du jeûne sec. Je me réhydrate avec un bon jus de légumes, je commence par une assiette de fruits, puis le soir une salade de légumes.

Le jeûne intermittent m’a permis d’écouter et reconnaître certains signaux que je prenais avant pour de la faim, des sensations un peu tiraillantes, des gargouillis, etc. et ça m’a permis de les rattacher à des aliments ou des types de repas que j’avais fait la veille au soir. Par exemple, s’il m’arrivait de consommer des céréales le soir, le lendemain matin j’avais “super faim” (comme j’aurais pensé avant, alors qu’il s’agit de processus de nettoyages, voir l’article sur la faim), en tout cas j’avais des sensation désagréables. Depuis quelques jours, je suis quasi en vacances, je me repose, je dors beaucoup, je mange très cru et assez chichement, et je vois bien que le matin je me sens super bien, aucune sensation désagréable, j’ai une belle faim qui arrive vers 12h30, que je fais durer au moins une heure pour le plaisir (et pour l’autophagie que ça engendre).

Je vois aujourd’hui le jeûne intermittent comme un élément vital de mon quotidien, une discipline salvatrice dont je ne pourrais me passer, je n’imagine pas reprendre le chemin du petit-déjeuner un jour. Ça m’a aussi fait prendre conscience qu’avant, j’étais tout le temps en train de manger, donc 5-6 prises alimentaires au moins sur la journée (comptez combien de fois vous faites un repas, grignotez, goûtez, croquez un carré de chocolat dans la journée, vous serrez surpris.es), alors que maintenant j’ai deux repas (voir un seul) et un jus de légumes. Sans cette discipline (et d’autres choses comme la douche froide, les jus de légumes, le cru, etc), je ne pense pas que j’aurais tenu aussi bien cette rude, et riche année 2018-19. Je pense que le jeûne quotidien a participé à la régulation de mon transit, de la disparition de mes douleurs menstruelles, ou encore de mes douleurs rénales matinales…

À côté de ça, j’essaie quand je peux de jeûner un peu plus longtemps. J’ai fait mon premier jeûne long, presque 6 jours entre à l’eau et sec, en juillet 2017. Je m’étais aussi isolée dans la maison familiale, parce que oui, j’arrive à jeûner seule sans problème, mais il me faut me couper de ma vie quotidienne. J’ai été très fatiguée, je pouvais à peine rester debout. Je ne dormais pas beaucoup la nuit, je récupérais la journée en enchaînant les siestes. Je n’ai eu aucun autre signe : pas de maux de tête, ni de ventre, pas de vomissements, éruptions cutanées ou autres… Juste super faible. Je pense avec le recul que j’ai jeûné trop longtemps pour une première fois, en considérant mon terrain de “fatiguée de naissance” (toujours en hypotension). C’est pour ça que j’ai eu une reprise un peu boulimique sur les semaines suivantes. Mais il n’y a pas d’erreur dans la vie, il n’y a que des apprentissages. Maintenant, je préfère jeûner un, deux, trois jours de temps en temps, j’ai d’ailleurs fait 2 jours secs pendant un stage RGNR en mai 2018. Le plus facile pour moi, c’est de temps en temps après une période de travail intense, de m’arrêter quelques jours, de toute façon, je le sens à chaque fois, mon corps me le réclame. Je pense que je vais jeûner bientôt d’ailleurs. Parfois je fais aussi 1-2 jours de cure de jus, ça peut m’arriver quand j’ai besoin de jeûner mais que je me sens trop fatiguée (par mon rythme de travail) pour le faire, comme je le disais, trop de catabolisme…

Cet été, je me suis mise au défi de faire jeûner l’amoureux. Ça l’intrigue, il aimerait bien essayer, il m’en parle de temps en temps, mais il n’a pas sauté le pas. Faut dire qu’on est des gourmands et qu’on s’entraine bien l’un l’autre. Je lui ai proposé un challenge qui me paraît facile, surtout à deux : chaque lundi du mois d’août, on jeûne. Pas de repas le dimanche soir, jusqu’au lundi soir suivant. Ça va nous faire du bien, après l’année qu’on a vécu tous les deux, j’en suis convaincue. Peut-être qu’il aura envie de témoigner après ça ? 😀

 

Voilà jusqu’ici, mon expérience du jeûne, je ne compte pas m’arrêter-là, j’aimerais bien expérimenter un jeûne plus long au format stage, notamment pour l’intérêt du groupe, des soins à côté, etc. J’aimerais bien pouvoir jeûner quelques jours par mois, mais comme j’ai besoin de jeûner au repos, j’ai du mal dans mon quotidien aujourd’hui. Mais il y a encore tant à essayer ! Voilà, si vous avez envie de partager aux autres lecteurs.trices votre expérience vous pouvez m’écrire, ça serait avec joie ! 😀

Voir aussi :

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Quand je décide de jeûner, mon témoignage
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Quand je décide de jeûner, mon témoignage
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Jeûne hydrique, sec, jeûne intermittent, jeûne court et long... J'ai tout essayé : mon témoignage sur le jeûne ! En espérant vous inspirer.
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Les cRAWquantes
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