Ce que tu sais déjà {1/2}

 

C’était à la cours de récré.

J’étais en maternelle, l’époque où je mâchouillais des vieux chewing-gums collés trouvés (eh oui, j’avais déjà une passion pour les microbes). Je courais, sans me souvenir pourquoi, m’enfin, on court tout le temps quand on est enfant. BAM ! Je tombe, le genou égratigné. Je me souviens de la maîtresse qui m’avait mis du mercurochrome alors que je pleurais en voyant mon genou ensanglanté, en me disant qu’il serait moche pendant quelques temps. Mais sans avoir à le mentaliser, je le savais. Je savais que la plaie allait gentiment se refermer, crouter, la peau se refaire, et mon genou redevenir joli. Je n’avais même pas à me poser de question, c’est juste que c’est comme ça. Je n’ai rien à faire, mon genou se répare.

Quelques années plus tard, c’était mon crâne, alors que je jouais sur des balles de gym. Puis il y a eut le nerf sensitif de mon index gauche qui s’est ressoudé après avoir coupé une pomme un peu trop loin. Ma colonne vertébrale qui s’est remise après avoir fait une drôle de chute sur des jeux gonflables, et plus récemment, mon poignet gauche qui a fait « crack » à vélo, cassé et tassé tout de même. Tu imagines à quoi je ressemblerais si ça ne se réparait pas ?

Parfois, quand ça va trop loin, on est contents de pouvoir faire appel à la médecine d’urgence, et puis le corps finit ensuite le plus gros du travail de réparation ; mais dans la majorité des cas, le corps opère tout seul. Il sait tout ce qu’il faut faire, dans quel ordre, sur quelle durée, et il t’envoie des signes de douleur pour que tu aies conscience qu’il agit et qu’il faut que tu te reposes.

Si tu n’avais pas de douleurs, comment saurais-tu qu’il y a quelque chose qui est en cours dans ton corps ? Merci la douleur. Ça, tu le savais déjà.

Mais alors, pourquoi parfois la douleur persiste sur la durée ? Ça ne se répare pas correctement ? Fichu corps, il n’en fait qu’à sa tête.

Cette tendinite, quelle plaie. Et cette blessure qui ne se répare pas bien, et puis ce mal de dos…
Entre le moment ou ta douleur est apparue et maintenant, est-ce que tu as changé quelque chose à ta vie ? On a dit plus tôt que l’inflammation, qui génère la douleur, est un signe, signe qu’il y a des processus en cours, et qu’il vaudrait mieux te reposer pour laisser faire le travail. Mais tout ça, tu le sais. Et puis quand je dis le repos, tu me connais maintenant, tu sais que je parle de jeûne. Pourquoi ? Un rappel (ou une découverte ?) : 40% de l’énergie du corps est utilisée pour les processus digestifs, c’est le premier poste d’utilisation d’énergie dans le corps. Alors tu imagines, l’énergie pour tout réparer, à récupérer, juste en ne mangeant pas ?!

Alors, qu’as-tu changé pour aller mieux ? Ton alimentation ? Ton sommeil ? Ton métier ? Ton activité physique ? Ton environnement émotionnel ? T’es-tu occupé.e de ton esprit ? De réduire les pollutions (air et électromagnétiques) ? Etc. Eh oui, tout ça, ça compte. Ça compte dans le genou égratigné qui se répare correctement ou non, comme dans le poignet cassé, et pour la petite histoire, le mien a justement mis du temps à se remettre, car je ne me suis pas allouée suffisamment de repos, mais maintenant je peux à nouveau enchaîner les pompes et faire des enduits 🙂
Mais tout ça, tu le sais aussi (enfin, je parlais pas des pompes).

Peut-être que tu te demandes alors, pourquoi parfois, il n’y a pas de douleur ? Générer des processus inflammatoires et réparateurs, ça demande beaucoup d’énergie à ton corps. Eh bien, si la douleur ne vient pas alors que le mal est là, c’est juste que le corps n’a même plus assez d’énergie pour lancer ses réactions. Là, il va falloir sacrément se reposer, et ça va faire mal avant d’aller mieux, ben oui, il y a tellement à réparer !

Finalement, mon message aujourd’hui, ce que tu sais aussi, c’est, qu’au fond de toi, tu as conscience de cette organisation naturelle dans ton corps, et qu’il sait toujours ce qu’il faut faire sans qu’on ait à lui demander ou à le mentaliser. Un espèce de médecin intérieur, qui ne t’a pas attendu.e et dont tu n’as pas besoin de savoir comment il fonctionne pour qu’il fonctionne. Et chaque jour, chaque heure, chaque milliseconde, comme un fin mécanisme d’horloge qui en contiendrait mille autres, chaque petit rouage s’huile tout seul, s’auto-règle et s’auto-régule, les poussières sont évacuées, et les composants sont astiqués pour resplendir. Tu n’as pas à penser que tu dois respirer, pour respirer. Tu n’as pas à penser que tu dois digérer pour digérer. Tu n’as pas à penser que tu dois faire battre ton cœur pour qu’il batte.

Est-ce que tu commences à ressentir la magie de ce qui se déroule en toi ? L’alchimie incroyable qui ne demande qu’à être contemplée ?
Et là, arrête-toi, et accroche-toi à cette pensée jusqu’à la prochaine fois.

Belle journée scintillante à toi,

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