Dé-jeûner : et si on parlait du jeûne pour changer ?

jeûne autophagie

 

Ruse #13 : ET SI ON APPRENAIT AUSSI À JEÛNER ?

 

Un sujet que vous attendiez depuis longtemps ! Et on aura l’occasion d’en reparler, j’ai plein d’autres idées dans ma botte, notamment je vous parlerai de mon expérience, ou de témoignages si vous avez envie de partager ! 🙂 Petite dédicace à ma copine Mango, en plein stage de jeûne cette semaine.

 


 

D’abord, c’est quoi le jeûne ? C’est le fait de ne pas manger, ok, mais plus précisément, on rentre en état de jeûne dès que la digestion du précédent repas est terminée (ce qui est parfois difficile à mesurer avec les repas ultra lourds qu’on ingurgite, mais bref.) Et pour aller un peu plus loin, ça pourrait être le fait de rien avaler du tout, ou éventuellement un peu d’eau.

 

Ce que le jeûne n’est pas… Le café du matin. Le carré de chocolat de l’après-midi. La fringale nocturne. Les cures de jus. Un bouillon ou une tisane. Dès que l’on avale quelque chose, hormis de l’eau, on sort du cadre du jeûne. Le jeûne n’est pas non plus un état subit psychologiquement (privation de nourriture politique, ni anorexie), mais un état de privation volontaire dans un but de bien-être personnel.

 

Jeûner et déjeuner sont deux activités antagonistes. J’insiste, même si ce présupposé semble évident, car il implique d’autres phénomènes. Manger engendre des processus de digestion, d’assimilation, de stockage, de transformation, qui sont incompatibles avec ce qu’il se passe en état de jeûne : nettoyage, élimination, autophagie (autophagie = le corps fonctionne sur ses propres ressources intérieures en consommant ses stocks, stocks qui contiennent des toxines accumulées, d’où l’effet détoxinant du jeûne).

 

Pourquoi jeûner ? Notre corps n’est pas fait pour ingurgiter de la nourriture sans interruption. Sinon le surpoids et l’obésité n’existeraient pas. Au contraire, il est même fait pour gérer des périodes de jeûne, de destockage (c’est pourquoi on a tous une réserve minimale de graisses dans le corps), qu’aujourd’hui nous ne connaissons plus naturellement ! Un mammifère dans la nature ne trouve pas tout le temps de quoi se nourrir, et le corps gère parfaitement bien cet état de manque. Mais aujourd’hui, dans notre société, on est en permanence sollicités pour manger ! Même moi je vais vous parler de mon super prochain atelier de juillet, à la fin de ce mail, ahaha… Mais la plupart du temps, on veut vous faire avaler de la nourriture ultra transformée, sur-emballée, peu végétale, pleine de gras et de sucres raffinés, pas de la cuisine brute, végétale et crue. Bref. Au final, on est tout le temps en train de manger. Combien de fois avez vous ouvert la bouche aujourd’hui pour y introduire un aliment ? On ne permet presque jamais au corps de rentrer en mode destockage et nettoyage. Il faut donc le provoquer. Il faut décider de jeûner.

 

Ça permet quoi ? Le corps, en rentrant en processus d’autophagie (expliqué plus haut), va aller taper dans les réserves, surabondantes chez la majorité d’entre-nous. La graisse et l’eau (voir article sur l’acidité et les toxines pour mieux comprendre) de notre corps contiennent des toxines inhérentes à notre mode de vie, qui ne sont parfois… jamais éliminées. Cette société promeut l’action permanente, et non le repos, et c’est dans le repos volontaire que le corps peut finalement se mettre en action de nettoyage (j’aime l’apparent oxymore de cette phrase, qui n’en est pas un). Il va ENFIN pouvoir faire sortir ses toxines ! C’est pourquoi le jeûne est souvent la solution idéale en cas de “maladie grave” (on reparlera de ces termes avec lesquels je ne suis pas d’accord une autre fois). Les “cancers” notamment sont des accumulations de toxines à un endroit du corps souvent plus faible génétiquement, toxines qui sont en quelque sorte mises en quarantaine, le jeûne va permettre leur élimination ; je prends volontairement des raccourcis sur ce thème pour ne pas m’étendre aujourd’hui, mais allez creuser le sujet. À côté de cela, le jeûne permet une augmentation de production des hormones de croissance, croissance musculaire par exemple, mais aussi processus de réparation des tissus, etc. C’est pourquoi tous les sportifs se mettent au jeûne intermittent, et que le jeûne est idéal en cas de blessure physique. Les bénéfices du jeûnes sont extrêmement nombreux et je vous encourage à aller vous informer par vous-même, car on ne pourra jamais tout aborder dans un article ! 😉

 

Vous avez tous déjà jeûné… eh oui. La nuit, disons, plus largement, pendant le sommeil, on ne mange pas (normalement). Le sommeil aujourd’hui, est pour la majorité d’entre nous, le seul moment de nettoyage que l’on laisse au corps, trop pressés d’avaler (ou de faire avaler, je pense aux enfants) le petit déjeuner, car on pense avoir faim (voir l’article sur la vraie faim). Mais vous pouvez faire mieux. Je dirais même plus, il faut faire mieux !

 

Comment jeûner ? Le plus simple, c’est de se mettre au jeûne intermittent. Sauter le petit-déjeuner (une belle invention marketing d’ailleurs), et idéalement attendre la vraie faim avant de manger. Pour y aller par étapes, on peut repousser chaque jour un petit peu l’heure de sa première prise alimentaire. C’est déjà une super routine que l’on peut garder à vie. Parfois, on ira plus loin pour ne garder qu’un repas par jour. Essayer de ne pas manger quoi que ce soit non plus entre les repas. Et si on le sent, on pourra aller plus loin : essayer un jour, deux jours, trois jours, une semaine… Je suis convaincue aujourd’hui, de part ma propre expérience, qu’il est plus facile et efficace dans un rythme de vie d’intégrer le jeûne quotidien, et également plusieurs fois par mois 1-2 jours de jeûne, que d’attendre une fois dans l’année de faire un jeûne long. Car cela veut tout simplement dire qu’on sort ses poubelles au quotidien, et non pas une fois par an. Attention je ne suis pas du tout contre le jeûne long, le jeûne long est extrêmement riche en terme de connaissance de soi, écoute de son corps, des ressentis, mais aussi très intense en terme de nettoyage, pour le meilleur comme pour le pire, et pour certains ça peut-être très dur, même si essentiel en cas de “pathologie” mettant la vie en danger. En plus, le jeûne court, vous pouvez le faire tranquillement tout seul, alors que je sais que la majorité d’entre-vous n’oserai pas se lancer dans un jeûne long sans être accompagné, même si ça ne me paraît pas nécessaire.

 

 

Voilà pour ce petit topo sur le jeûne, on ne va pas faire plus long aujourd’hui, on reparlera du jeûne sec aussi, je vous partagerai mon expérience, mais je serais aussi heureuse d’écouter vos expériences ! Et encore mieux si vous acceptez que je la partage ici pour inspirer les autres lecteurs.trices ! Je vous ferai aussi une liste d’émissions et de livres sur le sujet si ça vous intéresse ?

À mercredi prochain, j’espère (je ferais de mon mieux), les cocos !

Voir aussi :

Summary
Dé-jeûner : et si on parlait du jeûne pour changer ?
Article Name
Dé-jeûner : et si on parlait du jeûne pour changer ?
Description
Et sinon... il y a le jeûne. Nettoyage, détoxination, autophagie, long ou court, on fait le point sur le jeûne pour le dédramatiser ! Jeûner, c'est facile.
Author
Publisher Name
Les cRAWquantes

Publié par

2 commentaires à propos de “Dé-jeûner : et si on parlait du jeûne pour changer ?

  1. Salut!

    J’adore tes articles, tes expériences sont si pertinentes et m’aident énormément présentement. Je recherchais ce genre de blogue depuis un bon moment, je l’ai trouvé!

    Question concernant cet article, qu’est-ce que tu veux dire par le fait que le petit dej est une invention marketing? J’aimerais t’entendre élaborer là dessus!

    Merci

    1. Merci Jordann ! 🙂

      Je veux tout simplement dire que le petit déjeuner est une invention pour nous faire manger des céréales (transformées), du café (plein de pesticides), du jus d’orange (pasteurisé donc trop sucré) et du beurre (aux hormones)… (en France en tout cas).
      Pendant des siècles les gens ne mangeaient pas ou très peu le matin. L’idée de se mettre à table dès le lever avec des aliments durs à digérer et sources d’hypoglycémies, c’est intelligent, ça fait qu’on se précipite sur le repas d’après, et ainsi de suite… et on continue des années durant sans jamais s’arrêter, jusqu’à en être malade.
      En fait, c’est une hérésie… N’importe quelle personne qui a déjà jeûné plus de 2 jours saura reconnaître que les sensations que l’on éprouve dans le ventre le matin ne sont pas de la faim. Et tous ceux qui se mettent au jeûne intermittent se sentent bien plus à même de travailler dès le matin, que ce soit du travail physique ou mental.

      Manger moins (ou moins souvent) = plus d’énergie (40% de l’énergie totale du corps est dépensé dans la digestion !!!), meilleure santé, sommeil de plomb, meilleure récupération physique, augmentation de la longévité, etc.
      Tu as déjà essayé le jeûne ? 😀

      Au plaisir de te relire par ici !
      Ariane

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.